Accompagner les enfants et les adolescents


Votre enfant fait des cauchemars depuis des semaines. Il refuse d'aller à l'école, le ventre noué, sans savoir vous expliquer pourquoi. Ou bien votre adolescent, qui parlait, ne parle plus. Il s'enferme dans sa chambre, répond par monosyllabes, et vous n'arrivez plus à savoir ce qui se passe.

Vous avez essayé de rassurer. De discuter. De patienter, en vous disant que ça passerait. Et vous vous demandez, un peu seul, si c'est une phase ou s'il faut faire quelque chose.

Le simple fait de vous poser la question montre à quel point vous êtes attentif à lui.



Ce qu'un enfant ne peut pas dire

Un adulte qui souffre finit, la plupart du temps, par mettre des mots dessus. Un enfant, non. Il n'a ni le vocabulaire ni le recul pour cela. Alors ce qu'il ne peut pas dire, il le montre autrement : par son sommeil, par son corps, par ses colères, par un repli soudain.

Ce n'est jamais du caprice, et ce n'est jamais contre vous. C'est sa façon d'appeler à l'aide avec les moyens dont il dispose.

Avec les plus petits, je raconte des histoires. Un petit animal qui a peur du noir. Un héros qui traverse une forêt et découvre qu'il est plus courageux qu'il ne le croyait. L'enfant écoute, s'installe dans l'histoire, s'y reconnaît sans que rien n'ait besoin d'être nommé — et quelque chose se dénoue tout seul, en douceur. Là où nos explications d'adultes glissent sans accrocher, un conte ouvre une porte.

Leur imagination n'est pas un obstacle à contourner : c'est leur plus belle ressource, et ils y entrent avec une facilité que nous avons souvent perdue.



Ce qu'un adolescent ne veut pas dire

À l'adolescence, ce n'est plus l'absence de mots qui bloque. C'est autre chose : la peur d'inquiéter, la honte, la conviction qu'on doit s'en sortir seul, ou simplement l'impression que personne ne peut comprendre.

Ce que je vois le plus souvent chez eux, ce sont des angoisses avant un contrôle ou un oral, une confiance en soi abîmée par des moqueries ou une histoire de harcèlement, un rapport douloureux à leur corps ou à leur image, des nuits qui ne se réparent plus, une pression scolaire devenue écrasante, ou un chagrin d'amour qui prend toute la place — parce qu'à cet âge, il prend réellement toute la place.

Avec eux, l'approche change complètement. Ils repèrent à dix mètres l'adulte qui fait semblant de les comprendre, et ils détestent qu'on leur parle comme à des enfants. Je les rencontre tels qu'ils sont, avec leurs mots et leur univers. Je ne fais pas la leçon, je ne cherche pas à les corriger, et je ne les juge sur rien.

Ce qu'ils trouvent en séance, c'est un adulte qui les prend au sérieux et qui leur reconnaît la capacité de décider pour eux-mêmes. C'est souvent, à cet âge, exactement ce dont ils ont besoin — et cela suffit parfois à ce que la parole revienne.


Si tu es ado et que tu lis cette page

Tu n'as rien à prouver ici. Tu n'es pas obligé de tout raconter, ni dès la première fois, ni jamais si tu ne le souhaites pas.

Ce que tu me dis reste entre nous. Tes parents sont tenus au courant de la démarche, parce que c'est ainsi que ça fonctionne quand on est mineur, mais le contenu de nos échanges t'appartient. Il arrive même que je t'aide à trouver comment leur dire ce que tu n'arrives pas à formuler.

Demander de l'aide, ce n'est pas être faible. C'est probablement l'une des choses les plus solides que tu puisses faire.



Vous n'êtes mis à l'écart de rien

Je ne travaille jamais contre les parents. Nous commençons ensemble, en parlant de votre enfant, de son histoire, de ce que vous avez déjà tenté. Vous êtes associés à la démarche du début à la fin, et nous faisons le point régulièrement.

Cela n'empêche pas votre enfant d'avoir son espace à lui — et cet espace lui est nécessaire, surtout à l'adolescence. Il y dira parfois des choses qu'il ne vous dit pas, souvent d'ailleurs pour ne pas vous inquiéter. Ce n'est pas dirigé contre vous. C'est même, très souvent, une preuve d'amour.

Et si vous franchissez cette porte avec le sentiment d'avoir raté quelque chose : ce n'est pas le cas. Aller chercher de l'aide pour son enfant, c'est précisément ce que fait un parent qui l'aime bien.


Comment cela se passe

Les séances sont adaptées à l'âge : plus courtes pour les petits, plus proches d'un vrai échange avec les adolescents. Il n'y a rien à réussir, rien à raconter de force, personne à impressionner.

Ils restent éveillés, libres de bouger, de parler, de s'arrêter quand ils le souhaitent. Les plus jeunes repartent souvent en disant simplement qu'ils ont écouté une histoire. Les plus grands, qu'ils ont pu parler sans être coupés. C'est parfait ainsi : le chemin s'est fait.

Combien de séances ? Cela dépend de lui, de son histoire, de son rythme. Nous en parlons au premier rendez-vous, sans engagement et sans promesse en l'air.

Vous serez accueillis dans un endroit calme, sans jugement, où personne n'est pressé.


Mon accompagnement ne se substitue pas à un suivi médical, pédiatrique ou pédopsychiatrique.

Si vous aussi, vous souhaitez faire appel à cette méthode, contactez-moi.